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Retourner à l'Autel · Pour chaque enfant

Ma trousse de l'autel

Un outil tout en images pour se retrouver avec Dieu, en famille — à faire à son rythme, dans le calme. La participation est toujours libre.

Version à co-construire avec les parents et, si possible, l'orthophoniste ou l'éducateur de l'enfant — et avec ses propres pictogrammes (ARASAAC). C'est un point de départ, pas un produit fini.

1 · Ma routine de l'autel

Toujours dans le même ordre. On montre chaque image, puis on retourne la carte quand c'est fait. Court : 5 étapes. Chaque étape est une invitation : l'enfant peut en sauter — on ne force pas.

Je m'assois
La lumière LED
J'écoute
Je prie
C'est fini !
D'abord
Ensuite

Pour les transitions difficiles : mets une image dans « d'abord », une dans « ensuite ». L'enfant voit ce qui vient.

2 · Ma carte « pause »

L'enfant peut la montrer quand il veut pour faire une pause (bruit, trop, besoin de calme). On la respecte toujours, tout de suite. C'est sa manière de dire « j'ai besoin d'un moment ».

Pause
Une pause n'est pas un caprice : c'est une demande de régulation. La respecter tout de suite apprend à l'enfant que l'autel est un lieu sûr — et il y reviendra plus volontiers. Une seule fois non respectée, et la carte perd tout son sens.

Mon plan sensoriel

À remplir avec les parents (et l'ergothérapeute si possible). Ce qui apaise, ce qui dérange, où se calmer. C'est souvent plus important que le papier.

Ce qui l'apaise (un objet, une musique douce, se balancer, un coin à lui) :
Ce qui le dérange (bruit, lumière vive, odeur, foule) — à éviter près de l'autel :
Son lieu calme où se retirer, et ce qu'il y trouve (casque anti-bruit, couverture, objet doux) :

3 · Je prie avec des images

Pas besoin de parler. L'enfant montre ou pose une carte pour prier. Un grand met des mots dessus à voix haute.

Merci
Aide-moi
Je t'aime
Je prie pour…
Pardon
La carte « Je prie pour… » a un cadre : colle-y la photo d'une personne. L'enfant la montre = il prie pour elle. Le concret rend la prière possible sans langage.

4 · Les 7 principes — une image, un geste

Chaque principe devient concret : une image + (si l'enfant veut) un geste. Le geste est une invitation, jamais une obligation — l'imiter peut être difficile. On en vit un seul à la fois, sans se presser.

1
Jésus m'aime
geste (si tu veux) : un câlin
2
J'offre à Jésus
geste (si tu veux) : tendre les mains
3
La Bible me parle
geste (si tu veux) : main sur le cœur
4
Le courage
geste (si tu veux) : souffler : fff !
5
Ma famille
geste (si tu veux) : se donner la main
6
Viens voir
geste (si tu veux) : faire « viens »
7
Me voici
geste (si tu veux) : lever la main

5 · Cartes à découper et plastifier

Découpe, plastifie, ajoute un point de velcro derrière. On les colle sur une bande (la routine) ou dans une petite boîte (la prière).

La routine

Je m'assois
La lumière LED
J'écoute
Je prie
Fini !
Pause

La prière

Merci
Aide-moi
Je t'aime
Je prie pour…
Pardon

Pour les grands — comment s'en servir

Cet outil s'appuie sur des pratiques fondées sur des preuves pour les enfants autistes : emploi du temps visuel, « d'abord/ensuite », communication par images, carte de pause, et passage de l'abstrait au concret.

Cinq repères

  • Toujours pareil. Même ordre, même endroit, même durée courte. La prévisibilité fait baisser l'anxiété — c'est ce qui compte le plus.
  • Très court. 3 à 5 minutes suffisent. Mieux vaut court et réussi que long et subi. Montre la fin (la carte « fini ! ») dès le début.
  • Un principe à la fois, répété plusieurs jours. La répétition n'ennuie pas : elle sécurise.
  • Respecte la pause à 100 %, sans négocier. Une seule entorse, et elle perd tout son sens. C'est ce qui rend l'autel « sûr ».
  • Célèbre la participation, pas l'obéissance. La participation est libre : rien n'est obligatoire. Montrer une carte, faire un geste, rester une minute — c'est déjà rencontrer Dieu.

À co-construire — jamais à déployer tel quel

Chaque enfant autiste est unique : cette trousse est un point de départ générique, pas un produit fini. Fais-la valider et personnaliser par ceux qui connaissent l'enfant — parents, orthophoniste, ergothérapeute, éducateur — et si possible avec l'enfant. S'il utilise déjà des pictogrammes (PECS, ARASAAC) ou une tablette, reprends ses symboles : la cohérence entre l'école, la maison et l'église compte plus que le style des images. Vérifie qu'il comprend les images (certains ont besoin de photos réelles ou d'objets, pas de dessins).

L'environnement avant le papier

La surcharge sensorielle se règle d'abord dans la salle, pas sur une fiche : lumière, bruit, foule, odeurs. Prévois son lieu calme et ce qui l'apaise (voir « Mon plan sensoriel »). Et une lumière LED, jamais une flamme : plus sûr, sans odeur ni danger.

L'enfant est propriétaire

La trousse est à lui, pas quelque chose qu'on lui fait subir. Le but n'est pas qu'il « fasse le culte », mais qu'il rencontre Dieu à sa façon. Présumer sa compétence, respecter son rythme, rendre tout optionnel — c'est ça, l'accueillir vraiment.

Retourner à l'Autel · Ma trousse de l'autel · version 2 · à co-construire avec l'enfant et son équipe.