Retourner à l'Autel · Pour chaque enfant
Un outil tout en images pour se retrouver avec Dieu, en famille — à faire à son rythme, dans le calme. La participation est toujours libre.
Version à co-construire avec les parents et, si possible, l'orthophoniste ou l'éducateur de l'enfant — et avec ses propres pictogrammes (ARASAAC). C'est un point de départ, pas un produit fini.
Toujours dans le même ordre. On montre chaque image, puis on retourne la carte quand c'est fait. Court : 5 étapes. Chaque étape est une invitation : l'enfant peut en sauter — on ne force pas.
Pour les transitions difficiles : mets une image dans « d'abord », une dans « ensuite ». L'enfant voit ce qui vient.
L'enfant peut la montrer quand il veut pour faire une pause (bruit, trop, besoin de calme). On la respecte toujours, tout de suite. C'est sa manière de dire « j'ai besoin d'un moment ».
À remplir avec les parents (et l'ergothérapeute si possible). Ce qui apaise, ce qui dérange, où se calmer. C'est souvent plus important que le papier.
Pas besoin de parler. L'enfant montre ou pose une carte pour prier. Un grand met des mots dessus à voix haute.
Chaque principe devient concret : une image + (si l'enfant veut) un geste. Le geste est une invitation, jamais une obligation — l'imiter peut être difficile. On en vit un seul à la fois, sans se presser.
Découpe, plastifie, ajoute un point de velcro derrière. On les colle sur une bande (la routine) ou dans une petite boîte (la prière).
La routine
La prière
Cet outil s'appuie sur des pratiques fondées sur des preuves pour les enfants autistes : emploi du temps visuel, « d'abord/ensuite », communication par images, carte de pause, et passage de l'abstrait au concret.
Chaque enfant autiste est unique : cette trousse est un point de départ générique, pas un produit fini. Fais-la valider et personnaliser par ceux qui connaissent l'enfant — parents, orthophoniste, ergothérapeute, éducateur — et si possible avec l'enfant. S'il utilise déjà des pictogrammes (PECS, ARASAAC) ou une tablette, reprends ses symboles : la cohérence entre l'école, la maison et l'église compte plus que le style des images. Vérifie qu'il comprend les images (certains ont besoin de photos réelles ou d'objets, pas de dessins).
La surcharge sensorielle se règle d'abord dans la salle, pas sur une fiche : lumière, bruit, foule, odeurs. Prévois son lieu calme et ce qui l'apaise (voir « Mon plan sensoriel »). Et une lumière LED, jamais une flamme : plus sûr, sans odeur ni danger.
La trousse est à lui, pas quelque chose qu'on lui fait subir. Le but n'est pas qu'il « fasse le culte », mais qu'il rencontre Dieu à sa façon. Présumer sa compétence, respecter son rythme, rendre tout optionnel — c'est ça, l'accueillir vraiment.